Iwori Meyi — Baba Iwori, dans la graphie cubaine ; Ìwòrì Méjì, dans la nigériane — est le troisième des seize Odus majeurs. Le signe dessine deux traits à l'intérieur et deux à l'extérieur (OO / II / II / OO), et le Tratado ouvre l'entrée par une phrase qui contredit sa place dans la file : au ciel, Iwori était l'Olodu le plus ancien d'Orunmila — le plus efficace dans l'art d'Ifá, maître de nombreux prêtres. Et pourtant, il perdit son ancienneté au profit d'Ejiogbe et d'Oyekun, qui étaient plus jeunes que lui.
La plus ancienne source primaire dont nous disposons — Abímbọ́lá, Sixteen Great Poems of Ifá — raconte le même destin sous un autre angle : à celui pour qui Iwori Méji apparaît dans la divination, dit Ifá, viendront huit enfants, et le plus jeune sera le plus prospère de tous ; la personne élèvera ses enfants dans la difficulté et sera la cible de moqueries — mais celui qui l'a créée rit de ceux qui la méprisent (pp. 458–459).
Cette étude lit trois patakís qui parlent d'une seule et même chose : un rang ne se prend pas par la vanité ; il se regagne par l'humilité, le sacrifice et la patience — et celui qui arrive en troisième position peut finir plus fort que les deux rois arrivés avant lui.
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