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La Regla de Ocha et l'Ifá cubain

Comment le culte s'est consolidé : olorishas et babalawos, la division du travail rituel, et la porte d'entrée — la Main d'Orunmila.

Une synthèse, pas une survivance intacte

Ce qu'on appelle aujourd'hui la Regla de Ocha (ou Santería, nom extérieur que beaucoup de pratiquants évitent) n'est pas la religion d'une cité yoruba transplantée intacte. En Afrique, chaque cité avait ses cultes ; à Cuba, des prêtres d'origines différentes ont dû coudre un système commun — un panthéon unifié, un ordre des cérémonies, un calendrier. La tradition orale attribue cette couture à des figures fondatrices de la fin du XIXe siècle à La Havane et à Matanzas ; Brown documente les noms que la mémoire des lignées conserve, parmi lesquels le babalawo Adechina (Remigio Herrera), compté parmi ceux qui ont rétabli l'Ifá complet sur l'île.

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